Le 2 décembre 1776, il épouse la veuve de l’un de ses associés ( Amable Desrivières), Marie Charlotte Guillemin, mère de deux fils; François-Amable et François Hippolyte.
McGill les considérera comme ses propres fils, les intégrant à ses commerces et ses affaires. Comme François Hippolyte décède en 1799, C’est François Amable qui hérite du territoire de Stanbridge à la mort de McGill en 1813.
Ce territoire destiné aux loyalistes anglophones, se retrouve donc aux mains de la famille Desrivières, une famille francophone et surtout catholique.
Voilà pourquoi, en 1842, lorsque François Guillaume et Henri, les fils de François Amable, viennent s’installer à Malmaison pour y réaliser leurs différents commerces, la porte de leurs établissements s’ouvrent toutes grandes aux Canadiens-Français en quête de travail et résidant dans les anciennes seigneuries du voisinage. Devenu majoritairement francophone, le petit centre qu’est Malmaison devient vite le lieu de rencontre de tous les canadiens-français du canton et ce centre artisanal prend le nom de DesRivière, en l’honneur de ces riches propriétaires fonciers.
Dès 1845, la paroisse catholique de Notre-Dame-des-Anges, voit le jour, car plusieurs familles canadiennes-françaises vivent dans ce noyau artisanal appelé désormais Desrivières. L’épouse du sieur Henri Desrivières Marie Angélique Birranger, sera l’instigatrice de la fondation de notre paroisse. Elle invitera le prêtre missionnaire, l’abbé Leclaire à séjourner à Malmaison, installant une chapelle au Manoir. La première église catholique sera construite en 1845 avec l’autorisation de Monseigneur Bourget.
Avec le passage du chemin de fer du Central Vermont, ce petit centre artisanal prend son essor. La population grandissante nécessite des magasins, des commerces une grande école et aussi une plus grande église.
Lorsque l’évêché autorise la construction d’une plus grande église, celle ci se doit de rassembler le plus de fidèles possible et elle est déplacée plus vers l’est à l’endroit qui est aujourd’hui le cœur de notre village et qui porte le nom de Notre-Dame-de-Stanbridge en l’honneur du patronyme de cette paroisse catholique fondée en 1845 sous le nom de Notre-Dame-des-Anges .
Notre village est donc celui qui fait la transition entre les deux cultures et les deux régions; l’une issue des Seigneuries Françaises représentées par la région du Haut-Richelieu et l’autre des « Eastern Townships » réservés aux Loyalistes.
Ginette Simard Gendreault
Mairesse








